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AM: Mai 2012 Analyse en bref – Marchés d’actions et alternances politiques : le cas français

Politique économique française : des inflexions, pas une révolution. Les élections françaises (présidentielles et législatives) livreront à la mi-juin les résultats complets, notamment le couple Président – premier ministre...

 

Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management Mensuel –  Mai 2012  

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 La probabilité d’une cohabitation entre un président d’un parti et un premier ministre d’un autre parti est faible, et il convient de regarder de près les deux programmes en concurrence. Compte tenu des contraintes et de la situation actuelles, il n’ y aura pas de révolution, comme cela fut le cas en 1981, lors de l’accession de F. Mitterrand à la présidence, seulement des inflexions qui ne devraient pas trop inquiéter les marchés financiers.

Marchés d’actions et alternances politiques : le cas français. La possible victoire de F. Hollande signifierait une alternance à la tête de l’Etat. Le précédent de 1981 s’était traduit par une chute de 30% un mois après l’élection de F. Mitterrand. Une analyse comparative depuis 1974 montre cependant que la Bourse a plutôt bien réussi aux dirigeants de gauche et que, en dehors de 1981, les autres alternances ont été plus paisibles. Par ailleurs, les sociétés françaises sont bien plus internationales qu’autrefois et donc moins dépendantes des élections.

France : croissance vs. austérité, quelle politique économique pour les mois à venir ? Le débat sur la croissance refait surface en Europe, et notamment en France. Les politiques d’austérité pèsent à court terme sur la croissance, et les réformes structurelles n’ont des effets favorables qu’à long terme. Sans croissance, la zone euro perd une partie de sa crédibilité. FMI, Président de la BCE, président français et Commission européenne ont remis le thème au centre des débats. Reste à savoir dans quelles conditions une telle politique pourra être mise en place.

« Deleveraging » vs. croissance … impact sur l’activité, l’emploi, l’inflation et les taux d’intérêt. Le débat sur la croissance en Europe intervient au moment où débute un important cycle de deleveraging qui pèsera inévitablement sur l’activité économique. L’ampleur et la durée du désendettement en cours devraient assurer des niveaux de taux d’intérêt bas pendant encore quelques années, mais aussi un potentiel de croissance et une croissance faibles.

France : et si on replaçait l’entreprise au coeur des débats… ? A l’occasion de l’élection présidentielle, la consolidation des finances publiques a été au coeur des débats en France. Si la maîtrise des dépenses de l’Etat est fondamentale pour parvenir à cet objectif, il ne faut pas occulter le volet croissance. La France souffre d’un manque de dynamisme de son tissu productif. Favoriser le développement des entreprises apparaît alors clé, non seulement pour amplifier la croissance potentielle, mais aussi pour retrouver des marges de manœuvre budgétaires.

Fin de la « grande modération » : quelles implications pour les marchés d’actions ? La grande récession de 2008-09 a été la plus longue et la plus sévère depuis les années 1930. Depuis lors on observe une remontée de la volatilité macroéconomique, sans doute durable. Celle des profits est encore plus spectaculaire, ce qui augure de marchés d’actions structurellement plus volatils à l’avenir.

LTRO : des effets très contrastés selon les pays sur le crédit bancaire. Les injections de liquidités par la BCE ont permis une nette détente du stress financier en zone euro. Mais le bilan est mitigé. D’une part parce que les opérations de portage réalisées par les banques espagnoles et italiennes touchent probablement à leur fin. Et d’autre part parce qu’elles n’ont pas (encore) permis d’endiguer le credit crunch qui est à l’oeuvre en Espagne et au Portugal.

Problème autour du financement de la restructuration du système bancaire espagnol. Après les effets positifs du LTRO, les inquiétudes entourant la dette souveraine réapparaissent malgré les efforts des autorités espagnoles pour réformer l’économie. La réforme financière porte sur le secteur immobilier (requérant 54mds€ de provisions supplémentaires) et favorise une consolidation accrue du système. L’État espagnol trouvera-t-il une solution pour financer la restructuration de son système bancaire ? Ceci sera déterminant dans le processus de    deleveraging » que vont devoir endurer les banques espagnoles dans les prochaines années.

Investissements importants dans les produits de spread américains, alors que le crédit européen est de nouveau mis en difficulté par l’élargissement des spreads souverains. Les facteurs techniques sont toujours favorables des deux côtés de l’Atlantique, plus particulièrement sur le front de la demande aux Etats-Unis et sur celui de l’offre en Europe, mais l’écart entre les souscriptions s’accroît.

Pharmacie : un secteur en meilleure forme qu’il n’y paraît, doté de perspectives en amélioration. Avec des pressions qui s’atténuent, le formidable relais de croissance des marchés émergents et la mise en oeuvre d’un nouveau business model sous l’impulsion d’équipes dirigeantes renouvelées, l’industrie doit pouvoir renouer avec une croissance bénéficiaire plus visible et pérenne, se traduisant par un redressement de sa valorisation. 

Achevé de rédiger le vendredi 4 mai 2012


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