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AM : Décembre 2012 Analyse en bref

 La  France  perd  son  AAA…mais  est-ce  vraiment  une  bombe  à  retardement  ? .. ...  

 

Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management Mensuel – Décembre 2012
 

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La  vulnérabilité des pays de  la zone euro ne provient pas seulement de  leurs  finances publiques.  L’inadéquation  des  institutions  européennes,  l’absence  de  transferts  ou  de  péréquation  systématique,  la difficulté qu’a  l’épargne européenne à se mouvoir à  l’intérieur de  la zone sont  des lacunes de l’UEM. Cela fragilise tous les pays, y compris la France, qui doit faire face à de  réels  enjeux  (compétitivité,  dépenses  publiques,  flexibilité  du  marché  de  l’emploi…).  Les  solutions ne sont pas hors de portée, mais le défi est de taille.
 
Etats-Unis  :  et  si  le  «  fiscal  cliff  »  devenait  plutôt  un  «  fiscal  trail  »  ? 
Même  si  les  discussions  devraient  s’avérer  tendues  lors  des  prochaines  semaines,  nous  anticipons  en  scénario central qu’un compromis sera signé sur  le «  fiscal cliff » d’ici  la  fin de  l’année. Depuis  leur  défaite  à  l’élection  présidentielle,  les  républicains  adoptent  en  effet  des  positions  plus  conciliantes. Si nous ne privilégions pas  l’hypothèse d’un choc majeur sur  l’activité début 2013,  nous  anticipons  que  la  consolidation  budgétaire  contraindra  durablement  les  perspectives  de  croissance.
 
L’Union  bancaire  permettrait  la  déconnexion  entre  la  dette  souveraine  et  la  dette  bancaire.
Depuis quelques années, on observe une  tendance à  la  fragmentation des marchés  bancaires dans la zone euro. Il en naît notamment de fortes distorsions dans le financement des  entreprises. Une intégration bancaire plus poussée s’impose à l’échelle européenne pour rétablir  la confiance dans le système financier. Le projet de l’Union bancaire proposé par la Commission  européenne est ambitieux mais soulève de nombreuses questions.
 
Irlande  vs  Portugal  :  deux  expériences  «  grandeur  nature  »  riches  d’enseignements. 
Premiers  pays  à  être  entrés  en  crise,  à  avoir  subi  la  défiance  des  investisseurs  puis  à  avoir  bénéficié de l’aide européenne, l’Irlande et le Portugal ont mis en œuvre les politiques d’austérité  et  les  réformes structurelles préconisées par  l’Union européenne et  le FMI, avec des  résultats  contrastés. Les  taux d’intérêt obligataires ont certes  très  largement  reflué et n’ont pas ou peu  remonté lors du regain de tensions du printemps et du début de l’été. Même si l’Irlande dispose  de solides atouts, aucune des deux économies n’est encore sortie d’affaire. « L’embellie » sur le  front de la dette souveraine est donc fragile.
 
Fortes  divergences  transatlantiques  concernant  le  crédit  bancaire.
 Aux  Etats-Unis,  les  banques  rouvrent  progressivement  les  vannes  du  crédit, malgré  la  subsistance  de  quelques  freins et encore un peu de manque d’enthousiasme de la part des emprunteurs. En zone euro,  en  revanche,  dans  un  contexte  de  récession,  offre  et  demande  subissent  encore  de  fortes  contraintes.  
 
La courbe des taux peut-elle rester aussi plate sur la partie courte ?
Depuis la fin 2008, la  courbe  des  taux  a  adopté  une  configuration  inédite  en  Allemagne,  aux  Etats-Unis  et  au  Royaume-Uni  :  la  partie  courte  de  la  courbe  des  taux  s’est  considérablement  aplatie  et  s’est  surtout  désolidarisée  de  la  partie  longue  qui  s’est,  elle,  pentifiée.  Cet  article  documente  ce  phénomène  et  fait  le  point  sur  ce  qu’il  faut  attendre  des  évolutions  relatives  des  différents  segments de la courbe. 
 
Actions  américaines  :  menace  fiscale  et  Apple  bouleversent  les  performances   sectorielles.
Depuis  trois mois,  le marché américain a  fait  la pause en attendant notamment  l’issue  du  «  précipice  budgétaire  ».  Tous  les  secteurs  n’ont  cependant  pas  été  à  la  même  enseigne  et  trois  d’entre  eux  –  télécom,  services  collectifs  et  technologie  –  ont  nettement  décroché sans lien apparent avec les critères usuels de résultats ou de valorisation. Derrière ces  évolutions  atypiques  se  dissimulent  en  fait  l’anticipation  d’un  durcissement  de  la  fiscalité  mobilière ainsi que des interrogations sur Apple. 
 
L’attractivité des dettes émergentes en devises locales ne repose plus que sur la devise. 
Au  cours  de  l’année  2012,  les  actifs  libellés  en  dollar  ont  surperformé  les  actifs  en  devises  locales.  Il  s’agit  là  d’une  inversion  de  la  hiérarchie  des  rémunérations.  Les  niveaux  de  valorisation  des  actifs  en  devises  locales  laissent  entrevoir  que  ces  derniers  devraient  surperformer  les actifs émergents libellés en dollar.
 
Secteur  automobile  :  la  mort  du  milieu  de  gamme. 
Nous  assistons  aujourd’hui  à  une  accélération  de  la  polarisation  du  marché  automobile  en  Europe  :  les  ventes  de  véhicules  d’entrée de gamme et haut de gamme  restent dynamiques  tandis que  les ventes du milieu de  gamme  accélèrent  leur  déclin.  L’opportunité  «  low  cost  »  nous  semble  encore  largement  négligée.
Achevé de rédiger le 5 décembre 2012

 


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Rédacteur en chef : Philippe Ithurbide

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