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AM :Janvier 2013 Analyse en bref

2013 et au-delà : quel(s) scénario(s), et quelle allocation d’actifs ? L’année 2013 est une année charnière et non une simple année de transition : elle déterminera les tendances pour les années à venir. . ...  

 

Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management Mensuel – Janvier 2013
 

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On saura si la bonne tenue des marchés financiers en 2012 reposait ou non sur des avancées solides. Mais les problèmes de déficits et de dette ne seront pas tous résolus. Nous ne tablons pas sur la fin des problèmes mais simplement sur la fin de la crise. Ce n’est déjà pas si mal et il faudra sans doute s’en contenter.

2013 : l’économie mondiale encore sous contrainte budgétaire mais moins sous tension financière. Contrainte par l’effort de désendettement des pays développés, l’économie mondiale ne renouera pas avec ses rythmes d’expansion d’avant crise. Nous tablons néanmoins sur une accélération de la croissance mondiale (de +3,1% en 2012 à +3,5% en 2013) grâce à un environnement financier plus propice qu’en 2012 (notamment en Europe). Les Etats-Unis devraient croître à un rythme légèrement supérieur à 2%, l’Europe stagner, le Japon connaître une croissance molle et les pays émergents un rythme d’expansion légèrement inférieur à 6%.

Vers un report des cibles de déficit public pour la plupart des pays de la zone euro en 2013. Si l’Allemagne devrait encore afficher un budget proche de l’équilibre, la France, l’Italie et l’Espagne dépasseront leurs objectifs de déficit public en 2013. La consolidation budgétaire de la plupart des pays de la zone euro devrait ainsi être davantage étendue dans le temps.

Des politiques monétaires très durablement accommodantes. Lors de la reprise de 2009- 2010, l’une des questions-clés était celle de la normalisation des politiques monétaires. Trois années plus tard, la crise de l’euro est passée par là. La donne a changé en Europe. La croissance est jugée trop fragile et toutes les grandes banques centrales demeurent en mode d’assouplissement. Pendant combien de temps ? Nous résumons ici nos attentes.

Marchés de taux : la remontée des taux sera très lente en 2013. Avec des politiques monétaires durablement accommodantes et une conjoncture morose, les taux longs ne devraient remonter que graduellement en 2013. Les primes de risque de crédit devraient lentement converger vers des niveaux plus en accord avec leur valeur d’équilibre. Enfin, les segments courts de la courbe des taux devraient légèrement se pentifier.

Marché des changes : vers une dépréciation plus prononcée du yen en 2013. Après une année 2012 relativement calme, nous nous attendons à des variations limitées des parités EUR/USD et EUR/GBP. En revanche, la tendance de dépréciation du yen initiée fin 2012 devrait se confirmer en 2013. Avec l’amélioration conjoncturelle prévue, le franc suisse devrait, lui aussi, se déprécier en 2013 par rapport à l’euro. Le real brésilien et le renminbi pourraient, eux, s’apprécier mais les autorités locales veilleront à éviter tout mouvement excessif.

Le crédit en 2013 : vers une normalisation des spreads ? Après une année 2012 exceptionnelle, les rendements et le resserrement des spreads attendus en 2013 sont beaucoup plus faibles. Dans un univers de taux bas et de croissance faible, le crédit reste une classe d’actifs attractive. Les investisseurs continueront de privilégier les émetteurs qui offrent encore du spread (périphériques, financiers et haut rendement). En dépit du reflux du risque systémique dans la zone euro, les risques de nouvelles tensions financières n’ont toutefois pas disparu.

Banques européennes : le rebond des bénéfices n’est pas pour tout de suite. Le risque extrême entourant la crise souveraine s’étant réduit, le marché s’interroge sur la rentabilité sous- jacente des banques européennes et leur capacité à redistribuer le capital. Toutefois, il est encore trop tôt pour attendre un rebond des bénéfices des banques commerciales, qui sont particulièrement exposées à l’économie réelle et à une conjoncture toujours fragiles en Europe.

Un net rebond de la collecte en 2012 : Après trois années de baisses successives, les flux financiers ont nettement rebondi en 2012. Le monétaire et les actions ayant continué de subir des retraits, ce rebond provient des fonds obligataires. Pour 2013, le couple risque/opportunités des actions s’est amélioré ; un rééquilibrage des flux en faveur des actions devrait alors se produire, en démarrant par les marchés sous-détenus, comme la zone euro et les émergents.

La hausse des actions initiée en octobre 2011 se poursuivra en 2013. En 2012, les banques centrales ont ravivé la reprise des actions qui avait démarré en octobre 2011. La hausse s’est faite essentiellement grâce à une revalorisation des PER alors que les profits décevaient, mis à part aux Etats-Unis. En 2013 les actions devraient profiter d’un mixte de faible croissance des profits et d’une poursuite même modérée de la revalorisation. Mais pour que les actions attirent vraiment les investisseurs, il faudra rassurer sur la soutenabilité de la croissance.

Matières premières : une pause dans le « super-cycle » ? L’année 2012 aura été une année record pour le prix des matières premières. Néanmoins, l’année 2013 devrait marquer un changement…

Achevé de rédiger le 7 janvier 2013


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