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AM : Juin 2012 Analyse en bref

UEM : une initiative pour la croissance est légitime et inévitable. Le débat sur la croissance peut être déterminant pour la Grèce, l’Espagne (le maillon le plus faible de la zone), et pour les actifs risqués européens, .  ..

 

Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management Mensuel –  Juin 2012  

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fortement sous-pondérés dans les portefeuilles internationaux. Ne pas sous-estimer l’engagement des gouvernements européens envers l’UEM, ni la capacité des pays européens à ajuster leurs politiques économiques lorsque cela est nécessaire.

La sortie de la Grèce de la zone euro… une fausse « bonne solution » ? En théorie il est facile de considérer que la Grèce doit sortir de l’UEM/UE. En pratique, personne ne serait gagnant : ni la Grèce, ni les autres pays de l’UEM. La seule option crédible et viable est de soutenir la Grèce, d’alléger les contraintes imposées par les plans d’austérité (un plus grand étalement dans le temps), de favoriser des politiques économiques de relance de la croissance … et d’éliminer la dette. Mais comme toujours, il s’agira d’une décision avant tout politique.

Grèce : une dévaluation stimulerait-elle la croissance ? Nous analysons l’impact d‘une dévaluation sur l’économie réelle. Le pouvoir d’achat des ménages serait amputé, mais une dépréciation stimulerait les exportations manufacturières. La balance commerciale s’améliorerait mais cela ne serait sans doute pas suffisant pour stabiliser l’économie.

Regain de tensions en Europe : quels impacts sur l’économie mondiale ? La zone euro devrait connaitre une nouvelle période de récession en T2/T3, mais celle-ci restera modérée (beaucoup d’hétérogénéité entre pays). Aux Etats-Unis, la croissance devrait rester bien orientée avant de se stabiliser fin 2012, du fait de l’inéluctable durcissement budgétaire. Dans les pays émergents, les mesures de stimulation économique ont été amplifiées pour éviter un ralentissement trop marqué. Cela devrait favoriser un rebond d’activité au S2 2012.

La TVA a encore de beaux jours devant elle. La crise des dettes souveraines a donné un coup d’accélérateur à la TVA, instrument perçu comme efficace et améliorant la compétitivité. Intervenant en substitution d’autres prélèvements, une hausse de TVA permet en effet une « dévaluation budgétaire » dans le cadre d’une union monétaire. Son efficacité pour remédier aux problèmes de compétitivité demeure limitée, mais le contexte continue de lui être favorable.

Marché du crédit : la prudence est de mise. Apres l’exceptionnelle performance du marché du crédit au premier trimestre, l’heure est au retour à la prudence. Le marché reste très dépendant de l’actualité concernant les dettes souveraines des pays périphériques de la zone euro. (crise politique en Grèce, fragilité du système bancaire espagnol).

Au-delà du taux de défaut, le taux de recouvrement. Depuis 2008/2009, les taux de défaut sur le marché européen du Haut Rendement sont restés assez bas. L’une des raisons tient à la préférence des investisseurs pour les restructurations à l’amiable en Europe afin d’éviter des taux de recouvrement trop faibles. L’augmentation croissante des obligations senior garanties émises pari passu avec les prêts bancaires pourrait entraîner une amélioration des taux de recouvrement pour les porteurs d’obligations.

Marchés d’actions : bilan des publications du 1er trimestre 2012. La saison des publications s’est révélée convenable tant aux Etats-Unis (hausse des chiffres d’affaires de 5% sur 12 mois, stabilité des marges et 70% de surprises positives sur les BPA) qu’en Europe (hausse des BPA de 1% et 57% de surprises positives sur les BPA. Cela n’a pas été suffisant pour empêcher une nouvelle érosion du consensus. Nos propres prévisions demeurent plus conservatrices.

Marchés d’actions : quid des valeurs de croissance ? Alors que le débat sur la croissance économique refait surface, les valeurs de croissance mondiales surperforment les valeurs décotées depuis maintenant 5 ans. Nous montrons ici que ce mouvement a encore de la place pour se poursuivre mais que les valeurs de croissance ne protègent pas pour autant du risque.

Secteur des ressources : craintes de ralentissement en Chine. Le secteur des ressources de base et les métaux ont sous-performé depuis janvier suite à l’annonce d’un objectif de croissance plus bas en Chine. La pression sur la rentabilité des groupes miniers se poursuit. Après la correction, la majeure partie des métaux se situe au coût marginal. L’offre de cuivre et de de fer peine à suivre la demande. Le secteur reste décoté et la volonté de la Chine de soutenir la croissance est positif pour le secteur.

Les craintes géopolitiques maintiennent à court terme une prime sur le prix du pétrole. Les pertes d’exportations du pétrole iranien peuvent être compensées assez facilement par un surcroît de production de l’OPEP, mais ce au détriment des capacités disponibles de production qui se situent à un niveau historiquement très bas. A court terme, le marché est légèrement excédentaire, pour des raisons purement saisonnières, mais cela ne devrait pas durer. La vision consensuelle du pétrole à long terme n’a guère évolué récemment, et se situe à environ USD 100 / baril (référence Brent). Nous partageons cette vision.

Achevé de rédiger le jeudi 31 mai 2012


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