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AM – Marchés d’actions : comment sortira-t-on de la phase d’hésitation actuelle?

La phase actuelle d’hésitation du marché est marquée à la fois par la crise grecque et la fin du Quantitative Easing américain (QE2). Cette situation n’est pas sans nous rappeler ce qui s’est passé au printemps 2010 : première crise grecque et fin du QE1. Après quelques hésitations pendant l’été, les marchés d’actions étaient fortement repartis à la hausse après le discours de Bernanke à Jackson Hole, fin août, pré-annonçant le QE2 ….


Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management

Mensuel – 10 Juillet 2011


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La situation est différente cette fois-ci car le cycle est plus mûr. La Fed a affirmé à plusieurs reprises qu’il n’y aura pas de QE3 et la capacité de maintenir une reprise sous perfusion fiscale n’est plus à l’ordre du jour. Il faut donc aller chercher le salut ailleurs. La croissance des profits et la croissance économique des pays émergents deviennent alors les seuls arguments de fond capables de tirer les marchés plus hauts, au-delà d’un simple rebond.
Dans ce contexte, les mauvais chiffres du mois de mai sur l’emploi outre-Atlantique ont semé le trouble. Le taux de chômage américain est en effet une donnée essentielle, particulièrement bien corrélée à la performance relative des actions mondiales par rapport aux obligations américaines (cf. 2ème graphique). Cela s’explique par le fait que la consommation des ménages représente 70% du PIB de la première économie mondiale.
Quand les entreprises retrouvent une bonne profitabilité, elles embauchent, ce qui dynamise la demande. On en est normalement à ce stade.
Depuis 1950 on constate que le pic des marges est toujours intervenu quand le taux de chômage était inférieur à 6%. Il est aujourd’hui de 9%, ce qui laisse du temps. D’autant que B. Bernanke explique la mauvaise passe conjoncturelle par des facteurs temporaires : effet décalé de la hausse du prix du pétrole et disfonctionnement de la chaîne de production suite aux évènements japonais. Le taux de chômage restera quand même élevé compte tenu de la situation particulière de ce cycle, ce qui est donc favorable aux marges mais pose la question des débouchés. Dés lors, si la croissance locale est moins forte, les sociétés dépendront davantage de la croissance mondiale, notamment de celledes pays émergents.
Certes, on n’échappera pas à une phase de normalisation des profits vers une croissance à un chiffre dans les deux ans qui viennent. En moyenne, depuis la fin des années 1980, la croissance des profits mondiaux est de l’ordre de 7%. La normalisation a déjà commencé aux Etats-Unis (cf 3ème graphique). L’Europe suivra.
Mais on constate qu’historiquement la croissance des profits reste positive tant que la Unis puis en Europe croissance du PIB mondial est supérieur à 3%. Cela se vérifie bien en Europe, continent plus accoutumé à dépendre de la croissance mondiale, ce qui en fait une référence intéressante à observer. Le FMI ayant confirmé en avril ses prévisions d’une croissance mondiale de +4,3% en 2011 et +4,5% en 2012, cela est donc rassurant et milite pour que le cycle boursier mondial ne soit pas arrivé à son terme.
Il reste une question primordiale : peut-on encore avoir confiance dans la croissance des pays émergents ? Ce sera vraiment le cas une fois le resserrement de politique monétaire arrivé effectivement à son terme. On est habitué aux Etats-Unis à ce que lors des périodes de fin de resserrement de politique monétaire, les craintes inflationnistes se transforment en crainte de récession. La Chine n’échappera pas à ce type d’interrogation. Le débat est d’ailleurs déjà lancé et pourrait durer quelques mois.
Au total, un rebond de soulagement des marchés est possible cet été suivant les avancées sur la crise grecque. Mais un redémarrage plus pérenne devra attendre la fin du débat sur la croissance chinoise et risque d’être sélectif, notamment autour de la thématique liée à la croissance des pays émergents.

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Rédacteur en chef : Philippe Ithurbide

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