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AM: Marchés d’actions : vers une phase de transition

Alors que l’Europe a passé avec succès ses derniers tests (PSI, restructuration de la Grèce), les marchés se sont focalisés sur les bonnes nouvelles concernant la reprise américaine. Le S&P500 en a profité pour casser à la hausse ses plus hauts de 2011….

 

Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management Mensuel –  Avril 2012  

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Les plus hauts de 2007 sont maintenant en ligne de mire. Il s’agit tout simplement des plus hauts historiques ! Ils ne sont plus qu’à une dizaine de pourcent du niveau actuel…donc accessibles. D’ailleurs, même si les taux longs étaient amenés à remonter à 4%, ce qui est bien au-delà de notre scénario, la prime de risque serait suffisamment élevée pour ne pas être un obstacle .

Dans quelles conditions s’est passée cette rupture ?

Remarquons tout d’abord que le S&P500 a cassé cette barrière lors de l’annonce par la Fed de stress tests bancaires particulièrement bien réussis alors que les hypothèses étaient pourtant sévères : parmi celles-ci, citons entre autres un taux de chômage de 13%, une baisse de 20% des prix de l’immobilier et de 50% des actions. Seules 5 banques sur 19 finissent avec un Core Tier 1 sous les 5%. La capacité des banques à financer l’économie est donc rassurante, d’autant que le marché du crédit redevient liquide et que les nombreuses émissions sont sursouscrites. Cela participe au cercle vertueux qui se met en place outre-Atlantique : le crédit et les banques financent l’économie qui se reprend et crée des emplois, ce qui est favorable aux actions.

Il va falloir compter de plus en plus sur les profits des sociétés pour alimenter la hausse des actions

Si l’on se place maintenant au niveau global, on remarque que la hausse des actions depuis le point bas du mois d’octobre 2011 s’est faite alors que l’indice IBES des profits (BPA des 12 deniers mois) baissait .Ce qui a conduit à une hausse du PER. Aujourd’hui le PER (calculé sur les profits des 12 derniers mois) a pratiquement rejoint le niveau qui était le sien au plus haut du cycle des profits en 2008. Dans cette première phase, c’est surtout l’amélioration du sentiment qui compte, puis les flux des investisseurs qui finissent par nourrir la hausse. Mais pour que la hausse se poursuive, il va maintenant falloir compter de plus en plus sur une amélioration des profits des sociétés.

Ces phases sont très classiques. Le passage entre les deux s’accompagne souvent de turbulences. Les doutes sur la croissance en Chine, sur les élections (en France et en Grèce en Avril/Mai) ou sur les prix du pétrole (risque géopolitique) peuvent servir de catalyseur pour provoquer des remous, voire davantage bien sûr en cas de choc pétrolier. Une question essentielle va aussi devenir de plus en plus prégnante avec la fin de l’opération Twist de la Fed en Juin. La Fed sera-t-elle capable de contrebalancer les coupes budgétaires massives attendues pour 2013 ?

Au-delà des possibles turbulences, les bénéfices seront-ils au rendez-vous ?

Les analystes financiers révisent de moins Les analystes ont beaucoup révisé à la baisse prévisions 2012 leurs prévisions après le choc d’août dernier.

Les estimations ressortent aujourd’hui à +9% pour les Etats-Unis et +6% en Europe. Les prochaines publications des sociétés, en avril, seront donc très suivies, elles ne devraient pas trop décevoir. Rappelons que le déterminant essentiel des profits reste la croissance mondiale qui devrait passer de +3,3% en 2012 à +4% en 2013 selon nos prévisions, ce qui est compatible avec une poursuite de la hausse des profits, même si les marges des sociétés sont déjà très élevées.

Conclusion

Il reste donc du potentiel sur les marchés d’actions mais on parle d’une dizaine de pourcent si l’on vise le plus haut historique du S&P500, à comparer aux +30% que le marché a pris depuis son plus bas. On voit que l’espoir de retour sur investissement implique cependant de faire très attention aux risques.

Achevé de rédiger le mercredi 4 avril 2012


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