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Crise de la dette européenne : d’une crise à l’autre

Crise de la dette européenne : que faire, et comment en sortir?...

 

 

 

 

Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management Mensuel – 5 Décembre 2011

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Trois scénarios restent en concurrence (enlisement, apaisement et éclatement). « L’enlisement » mène à une dégradation de la situation et à une amplification de la contagion. Pour aller vers un « apaisement », il faut des mesures concrètes, crédibles et viables. Sinon, la transition vers un « éclatement » de la zone pourrait être inévitable. Le fait que tous les pays de la zone aient eu à souffrir de la contagion permet de garder l’espoir que les officiels européens mettront en place les solutions espérées, qui doivent combiner rigueur, gouvernance et dispositif anti-contagion.

Crise de la dette européenne : d’une crise à l’autre. En octobre et novembre, la crise de la dette a pris un nouveau visage, avec la contagion aux pays du noyau dur (France, puis autres pays AAA, et enfin Allemagne). Difficile de ne pas y voir la nécessité impérieuse des Etats européens et banquiers centraux de se mobiliser. Les mesures annoncées et les pistes de travail des européens ont en tous cas rassuré les marchés financiers. Il ne faudra pas décevoir leurs attentes et ne pas briser les espoirs des peuples européens qui ne voient dans les solutions que la rigueur et les hausses d’impôt.

La crédibilité est à ce prix, et la croissance aussi. L’euro se stabilise en pleine crise souveraine : retour sur un paradoxe. La vigueur de l’euro durant la crise de la dette peut surprendre. En fait, l’Allemagne a représenté une valeur refuge tandis que les réallocations de portefeuilles se faisaient essentiellement à l’intérieur de la zone euro. Pas d’effet négatif sur la devise européenne. Cela n’a plus été le cas en novembre. Sauf scénario d’éclatement, il n’y a pas de grande raison d’anticiper un effondrement de l’euro … les obligations américaines et le dollar lui-même doivent faire face à des difficultés grandissantes.

Du « deleveraging » mais pas encore de « credit crunch » au niveau européen ! Bien que les tendances récentes soient négatives à la fois sur les conditions d’offre de crédit et la demande de crédit, nous ne pouvons pas encore anticiper statistiquement de futur « credit crunch » mais nous nous en approchons de plus en plus.

Effet pays : une analyse via des mesures de risque. Dans cet environnement de grande instabilité se traduisant avec des pics fréquents de volatilité, les indicateurs de risque tels que la corrélation, la dispersion, la concentration nous offrent des éclairages intéressants sur la structure des corrélations entre actifs. Nous illustrons ces mesures en prenant le cas de l’allocation pays en zone euro et dans les pays émergents.

Chine : un atterrissage domestique heurté mais contrôlé. Le ralentissement des exportations et la correction d’excès sur le marché immobilier devraient entraîner des à-coups et un ralentissement de la croissance chinoise. Néanmoins, la poursuite du développement des infrastructures et le soutien à la consommation prévus dans le 12ème plan quinquennal devraient permettre d’éviter un atterrissage brutal de l’économie chinoise. Nous prévoyons que la croissance restera supérieure à +8% en 2012.

Secteur de l’énergie : amélioration des fondamentaux malgré le scepticisme. Les cours du pétrole sont restés fermes durant les derniers mois, en dépit de craintes croissantes liées à la détérioration des perspectives macro-économiques. Nous tablons pour le moment sur un prix moyen du Brent de l’ordre de $100/baril en 2012. Les fondamentaux du secteur pétrolier sont en voie d’amélioration, même si beaucoup d’investisseurs continuent d’en douter. Nous maintenons l’opinion positive que nous avons adoptée sur le secteur depuis fin 2010.

Le pétrole a-t-il besoin d’un nouveau « quantitative easing » américain ? Alors que certains parlent de plus en plus d’un QE3 aux Etats-Unis, nous revenons sur l’impact des deux précédents sur le prix du pétrole et sur les possibles dangers de celui-ci à long terme.

L’espoir pour les actions repose plus sur la reflation que sur les profits.La croissance globale se rapproche de la barre fatidique des 3% au-delà de laquelle la croissance des profits a une grande chance de basculer en territoire négatif. L’argument positif, s’il doit y en avoir un, est donc à chercher du côté de la reflation des PER. Cela passe par un assouplissement de la part des banques centrales, à commencer bien sûr par la BCE. S’il est urgent que les banquescentrales passent à l’action, il n’est pas urgent pour l’investisseur de l’anticiper.

Résultats du 3ème trimestre 2011 : net recul des marges en Europe. La baisse des résultats était largement attendue en Europe. Le recul des marges trouve son origine dans la hausse de l’euro et du prix des matières premières, ainsi que l’épuisement des effets des plans de réduction des coûts. Compte tenu du contexte, il y a fort à parier que la révision à la baisse des bénéfices va se poursuivre. Son ampleur dépendra de la sévérité de la récession … qui ellemême dépend de l’issue à la crise de la dette.

Achevé de rédiger le lundi 5 décembre 2011.


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