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ASSET ALLOCATION 2

Juin 2012: Allocation d’actifs – mensuel

Facteurs de Risque et Stratégies d’Investissement Amundi – Juin  2012

 


Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management Mensuel – Juin 2012 

 

Document à l’usage exclusif des clients professionnels, prestataires de services d’investissement et autres professionnels du secteur financier

 


Facteurs de Risque et Stratégies d’Investissement Amundi 

 

MOIS PRECEDENT

 

JUIN – JUILLET

 

Risque nº1 :

Sortie de la

Grèce de la

zone Euro 

La restructuration ordonnée de la dette Grecque a été une réussite (pas de contagion, réduction drastique de la dette, acceptation d’un risque spécifique et non plus systémique …) … mais la Grèce n’est pas devenue solvable pour autant

La situation politique est complexe, et les élections représentent un réel danger … mais nous ne considérons cependant pas que la Grèce sortira de la zone euro.

Risque

stable,

et faible

Le risque d’une sortie de la Grèce de l’UEM est redevenu central. La réunion – informelle – des chefs d’Etat de la zone euro (23 mai à Bruxelles) s’est conclue en faveur d’un maintien de la Grèce dans la zone, mais le doute / risque subsiste. Cela n’a pas modifié la nature du risque grec. 

? Le maintien de la Grèce dans la zone dépend de l’engagement politique de la Grèce et des pays de l’UEM, mais aussi de la capacité à réactiver la croissance (et à étaler dans le temps les efforts demandés à la Grèce?)

Risque

en

hausse,

et

modéré

Risque nº2 :

Santé des

Banques 

LTRO nécessaires pour pallier les dysfonctionnements du marché interbancaire, notamment en ce qui concerne les banques des pays périphériques.

Les dégradations de notes (Europe mais également États- Unis, Australie et Royaume Uni) et de nouvelles procédures de désendettement (principalement en Europe) sont les deux principaux événements à surveiller pour les banques. C’est fait pour l’Espagne et l’Italie. Ce sera au tour de la France aux alentours de la mi-juin.

=> Approche sélective requise, et ce plus que jamais 

Risque

stable,

et

faible

La situation des banques des pays périphériques se détériore. Selon la BCE, entre fin 2010 et mars 2012, elles auraient perdu un peu plus de 3% de leurs dépôts (81 milliards d’euros) tandis que les banques françaises et allemandes auraient collecté 217 milliards d’euros. Les dépôts ont baissé de 3% en Grèce par rapport à décembre 2009. Les banques grecques ont reçu 18 Mds du FESF, et elles ont de nouveau accès au refinancement classique de la BCE. La sortie de l’UEM et le risque de répudiation de la dette pèsent sur les financières.

=> Approche sélective requise, et ce plus que jamais. 

Risque

en

hausse,

et

modéré

Risque nº3 :

Dettes

souveraines

européennes

 

Le risque croissant a eu un impact sur les émissions, notamment espagnoles et italiennes … mais la contagion est jusqu’ici limitée… L’aversion au risque a provoqué une nouvelle baisse des taux allemands et de nouveaux planchers : en deçà de 0,10 % pour les rendements à 2 ans et en dessous de 1,65 % pour les rendements à 10 ans

=> Ce risque progresse de nouveau… même s’il n’est pas aussi prononcé que l’an dernier

 

Risque

stable,

et

modéré

L’intensification des pressions sur les systèmes bancaires des pays périphériques alimente un comportement d’aversion au risque et de recherche de sécurité. Les taux allemands sont en très forte baisse. Ils sont passés sous la barre des 1.4%. Plus bas historique en Allemagne, en France, au RU et aux US. Sur  le mois les écarts de taux 10 ans se sont cependant creusés.

L‘Irlande souffre : referendum sur le « traité de stabilité » (31 mai) + récession au RU + stress bancaire + deleveraging …

=> Le risque de contagion plus forte sur les pays périphériques plaide pour la plus grande prudence.

Risque

stable,

et

modéré

Risque nº4 :

Contagion de

la crise

européenne

L’embellie du 1er trimestre a été interrompue en raison de la matérialisation de risques majeurs, notamment la situation en Espagne et des tensions sur les banques. Les  actions ont souffert en baisse, l’Europe signant une sousperformance (tandis que l’Allemagne surperforme les autres pays de l’UEM). Hausse des spreads de crédit…

=> Éviter le Portugal et la Grèce (ratio risque rendement peu attrayant), risque croissant concernant l’Espagne, préférer l’Italie à la France et à l’Espagne.

Risque

stable,

et

modéré

Le risque de contagion est pris au sérieux. Le sommet du G8 de Camp David du 19 mai était consacré à la question. La contagion reste modérée, mais néanmoins visible. Le spread 10 ans – contre Allemagne – de la France a baissé de 15pb sur le mois (+42pb pour l’Italie, +90pb pour l’Espagne et l’Irlande et +200pb pour le Portugal).

La contagion affecte les marchés émergents (sorties de capitaux, et -11% pour le MSCI émergents sur le mois)

=> Rester prudent sur les devises émergentes. 

Risque

stable,

et

modéré

Risque nº5 :

Espagne

L’exposition des banques au secteur immobilier est une préoccupation : 350 milliards d’euros, 25 % des prêts et 35 % du PIB, dont 50 % à risque, et 50 milliards d’euros de nouvelles provisions à venir. La récession accroît par ailleurs les créances douteuses.

=> l’Espagne est le maillon faible de la zone, du fait notamment des banques et de la dynamique – mauvaise – de croissance

 

Risque

en

hausse,

et

modéré

à élevé

L’Espagne, le Portugal, l’Irlande (et Chypre) sont les pays qui ont vu leur spread et CDS se dégrader le plus au cours du mois de mai. Le contraste avec l’Italie est saisissant : +3%  d’excédent primaire pour l’Italie, -3% pour l’Espagne … de quoi conforter notre opinion relative sur ces deux pays.

Les banques continuent d’inquiéter. Bankia a besoin de 19Mds, et Caixa Catalunya, Caixa Nova Galicia, Banco de Valencia de 30Mds. Les créances douteuses progressent, et l’Espagne réaffirme qu’elle ne sollicitera pas d’aide extérieure. Taux 10 ans au plus haut (6.70%) et spread 10 ans contre Allemagne au plus haut (535pb).

=> Rester sous-pondéré – ou absent – sur ces pays périphériques (Espagne, Portugal, Irlande).

Risque

en

hausse,

et élevé 

 


 

 


 

 

TYPE DE PORTEFEUILLE

STRATEGIES d’INVESTISSEMENT d’Amundi

PORTEFEUILLES

D’ACTIONS

· Rester en mode « vigilance »

· Rester sur les valeurs financières de qualité (réduction du risque de faillite)

· Conserver la surpondération Etats-Unis

PORTEFEUILLES

OBLIGATAIRES

Rester en mode « vigilance »

· Conserver l’exposition aux dettes seniors des banques européennes (très sélectif), et plutôt sur les parties court terme

· Préférer la France à l’Italie et l’Italie à l’Espagne …rester en dehors des périphériques (Irlande, Portugal …)

· Réduire le risque sur les obligations corporates. Il y a sans aucun doute de la valeur à extraire, mais risque à court terme

… forte sélectivité hautement recommandée

PORTEFEUILLES

DIVERSIFIES

· Maintenir – mais réduire – les surpondérations sur Actions Emergentes et US

· Poursuite de la baisse de l’euro

· Réduire les surpondérations sur Crédit Européen, High Yield Européen et US

· Maintien des investissements « diversifiants » : Volatilité, convertibles…

· Conserver l’exposition aux dettes seniors des banques européennes (rester très sélectif)

· Remonter la portion cash des portefeuilles

Achevé de rédiger le jeudi 31 mai 2012


Disclaimer

Directeur de la publication : Pascal Blanqué

Rédacteur en chef : Philippe Ithurbide

Cette publication ne peut être reproduite, en totalité ou en partie, ou communiquée à des tiers sans notre autorisation. Édité par Amundi – Société anonyme au capital de 578 002 350 euros – Siège social : 90, boulevard Pasteur, 75015 Paris – Société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF n°GP 04000036 – 437 574 452 RCS Paris.

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Il Cs Eonia Total Return Index riflette il rendimento di un deposito che giornalmente si valorizza al tasso Eonia (Euro Over Night Index Average), un tasso calcolato come media ponderata di tutte le operazioni di prestito « dalla sera alla mattina seguente » (overnight) non garantite sul mercato interbancario da un pool di 57 primarie banche europee, determinato dalla Bce.

Il Cs Fed Funds Total Return Index riflette il rendimento di un deposito che giornalmente si valorizza al federal funds effective rate, un tasso calcolato e diffuso dalla Federal Reserve Bank of New York, che rappresenta la media ponderata per montanti dei tassi effettivamente trattati sul mercato interbancario dei fed funds per depositi overnight.

Il Cs Global Alternative Energy Index misura l’andamento di 30 grandi aziende che operano a livello globale nei seguenti settori dell’energia alternativa: gas naturale, energia eolica, solare, bioenergia/biomasse, energia geotermale/idroelettrica, celle a combustibile/batterie.

L’Msci World Index è un indice a capitalizzazione di mercato aggiustata per il flottante, composto da circa 1.700 titoli di mercati globali sviluppati: le tre principali aree geografiche sono Stati Uniti (50%), Europa (34%) e Giappone (10%).

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