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Mai 2012: Allocation d’actifs – mensuel

Perspectives macro-économiques

MOIS PRECEDENT

Amériques:

Etats-Unis: croissance solide fin 2011 (créations d’emplois meilleures que prévu). La Fed a annoncé qu’elle maintiendrait ses taux à un niveau exceptionnellement bas jusqu’en 2014. L’inflation a reculé de 3,9 % en septembre à 3 % en décembre … Diminution progressive anticipée jusqu’à 2 %.
=> Nous devrions réviser à la hausse nos prévisions de croissance…

 


Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management Mensuel – mai 2012 –

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Amérique Latine: ralentissement de la croissance et de l’inflation. Plus grande stabilisation de l’activité au Brésil, grâce à l’amélioration de l’environnement international et à une politique monétaire plus accommodante (les baisses des taux directeurs permettent de contrôler l’appréciation du real).
=> Nous continuons à surpondérer les pays ayant une croissance autonome et une marge de manoeuvre pour mettre en place des mesures de relance…….

Facteurs de risque

Etats-Unis : la récente tentative de reprise sur le marché immobilier et l’embellie plus prononcée sur le marché du travail n’ont pas duré ; prix du pétrole.

AVRIL

Etats-Unis : Ben Bernanke se montre sceptique quant à la soutenabilité de l’amélioration sur le  marché du travail… Le rapport le plus récent en matière d’emploi s’est avéré décevant. Le débat autour d’une troisième vague d’assouplissement quantitatif (QE3) gagne du terrain. Parallèlement, un important responsable de la Réserve fédérale américaine a récemment indiqué que la politique de taux zéro pourrait durer jusqu’en 2015. Les indicateurs de croissance sont, toutefois globalement meilleurs. Le renchérissement du pétrole demeure un facteur qui pourrait « entamer » la consommation… A surveiller.
=> Nous pourrions réviser à la hausse nos prévisions du PIB

Latam : ralentissement de la croissance et de l’inflation.

=> Garder confiance à l’égard des pays ayant une croissance autonome et une marge de manoeuvre pour mettre en place des mesures de relance…

Brésil : la consommation bénéficie d’un contexte très favorable. L’inflation continue à ralentir (taux d’inflation de 5,6 %), tandis que le taux de chômage de 5,2 % est proche de son plancher historique (atteint au début des années 1990). Au total, le revenu disponible réel des ménages est
en augmentation, contrebalançant l’impact du resserrement des conditions de crédit.

 

Facteurs de risque

Etats-Unis : la récente tentative de reprise sur le marché immobilier et l’embellie plus prononcée sur le marché du travail pourraient ne pas durer ; les prix du pétrole sont une source d’inquiétude

Brésil : inflation, (impact des baisses de taux et des augmentations de salaires)

MOIS PRECEDENT

Zone euro : les prévisions de croissance concernant 2012 ont été abaissées à -0,2 % (en raison d’un fléchissement plus marqué en Italie). Les indicateurs avancés de l’Allemagne se sont stabilisés. Croissance négative en Allemagne et dans la zone euro au quatrième trimestre, mais  positive en France (consommation et investissements). L’atténuation des tensions financières est un facteur favorable pour la croissance… mais les restrictions en matière de crédit bancaire restent de mise.
=> L’Espagne et l’Italie vont être confrontées à une récession plus profonde qu’initialement
prévue.


Royaume-Uni : fléchissement brutal des prévisions de croissance (Amundi, FMI, banques,
etc.).

Russie: l’inflation demeure peu élevée et la demande domestique relativement solide… mais
la croissance devrait certainement s’affaiblir cette année.

Le PIB renoue avec ses niveaux de 2008.

Facteurs de risque: 

Désendettement des banques et crédit bancaire, crise de la dette (Grèce, Portugal et Espagne, retour possible de la contagion), banques, fléchissement plus prononcé de la croissance britannique.

AVRIL

Zone euro : les indicateurs avancés de l’Allemagne (ZEW, IFO, etc.) sont en hausse. Le  plancher de l’activité économique a probablement été atteint au premier trimestre… Certaines banques ont même commencé à relever leurs prévisions de croissance… Cependant, le crédit
bancaire n’affiche pas de réel redémarrage. Cycle de désendettement global en cour. Le cycle de désendettement des banques européennes a été amorcé en 2011 (ratio prêts/dépôts d’environ 115 % (déficit de financement d’environ 1 700 milliards d’euros), BCE et Commission européenne insistent sur la nécessité de la croissance … une inflexion majeure au regard des politiques d’austérité menées … et qui conduisent à une récession plus sévère, et à un nombre plus important de pays en récession … débat et modalités à suivre de près
 

France : fin des incertitudes mi-juin, après les élections législatives
=> Le désendettement est conforme à une croissance faible, à un potentiel de croissance faible, à des taux bas, à des rendements faibles et à une inflation peu élevée.

Royaume-Uni : ré-entrée en récession

Russie : à moyen terme, le risque réside dans une inflation gagnant en dynamique, celle-ci ayant sans doute atteint un point bas à environ 4 %. La banque centrale a récemment formulé certaines inquiétudes concernant l’inflation à l’avenir

Facteurs de risque: Crédit bancaire, désendettement des banques, ampleur de la récession, crise de la dette (situation actuelle de la Grèce, élections législatives en Grèce, élections présidentielles et législatives en France, retour possible de la contagion, Portugal et Espagne), ampleur de la récession au Royaume Uni

MOIS PRECEDENT

Asie

Japon : la dégradation de la balance commerciale ne présente aucun danger pour le yen ou les emprunts d’État japonais (JGB). Croissance du PIB d’environ 1,7 % en 2012.

Chine : les prévisions de croissance officielles ont été révisées à la baisse (à 7,5 % en 2012)… Le ralentissement de l’activité économique en Chine demeure modéré… et la tendance actuelle  demeure supérieure à nos prévisions (c’est-à-dire 8,4 % en 2012 et 8 % en 2013).
L’inflation chinoise s’établit à un point bas sur 20 mois (3,2 % en glissement annuel) mais les prix du pétrole et des produits alimentaires doivent être surveillés, ceux-ci ayant augmenté au cours des derniers mois. Les réserves obligatoires des banques continuent à diminuer (-100 points de base au cours des trois à quatre prochains mois).
=> Surpondérer les pays ayant une croissance autonome et une marge de manoeuvre pour mettre en place des mesures de relance…

Facteurs de risque: Secteur immobilier en Chine, contagion généralisée dans les pays émergents en cas d’extension de la crise de la dette de la zone euro.

AVRIL:

Japon : la dégradation de la balance commerciale ne présente aucun danger pour le yen ou les  emprunts d’État japonais (JGB). Croissance du PIB d’environ 1,7 % en 2012.

Chine : les chiffres récents du PIB confirment le ralentissement (contraction des exportations et mesures visant à calmer le marché immobilier) : 8,1 % au premier trimestre (en glissement annuel), contre 9,5 % en 2011 et prés de 12 % en 2010. Le dernier chiffre de l’inflation était
décevant (3,6 %, contre 3,3 %).  Les responsables du gouvernement cherchent à mettre en oeuvre une croissance plus équilibrée et plus constante. L’inflation n’empêchera pas les mesures destinées à soutenir la croissance. Les réserves obligatoires des banques vont diminuer (-100 points de base au cours des trois à quatre prochains mois), même si les intervenants de marché ont retardé les mesures de soutien.
=> Garder confiance à l’égard des pays ayant une croissance autonome et une marge de manoeuvre pour mettre en place des mesures de relance

Facteurs de risque: Secteur immobilier en Chine, contagion généralisée dans les pays émergents en cas d’extension de la crise de la dette de la zone euro, inflation dans certains pays.

Facteurs de Risque et Stratégies d’Investissement Amundi

MOIS PRECEDENT MAI – JUIN
Risque nº1 :
Liquidité et
santé des
banques
Le LTRO a clarifié la situation en matière de
liquidité, mais décision de Moody’s vis-à-vis des
banques : tensions à venir, avec des
dégradations de la dette à long terme pouvant
aller jusqu’à cinq crans, et certaines banques
pouvant atteindre le niveau P3. La situation des
banques françaises est relativement correcte : 2
crans à long terme au maximum, et maintien du
niveau P1.
=> Continuer à surpondérer la dette senior des
banques européennes… Approche sélective
requise
Risque
croissant
et faible
LTRO nécessaires pour pallier les dysfonctionnements du
marché interbancaire, notamment en ce qui concerne
certaines banques des pays périphériques. Certaines banques
(noyau dur) ont annoncé qu’elles pourraient rembourser de
manière anticipée une partie des liquidités reçues dans le
cadre des deux LTRO précédents.
Les dégradations de notes (Europe mais également États-
Unis, Australie et Royaume-Uni) et de nouvelles procédures
de désendettement (principalement en Europe) sont les deux
principaux événements à surveiller concernant les banques.
=> Approche sélective requise, et ce plus que jamais
Risque
stable et
faible
Risque nº2 :
Dettes
souveraines
européennes
Les émissions se sont bien déroulées dans les
économies du noyau dur… La situation demeure
toutefois plus risquée pour des pays comme
l’Espagne. Les banques italiennes et espagnoles
rachètent leur dette souveraine, qui ressentent la
détérioration des conditions domestiques. La
situation de l’Espagne et du Portugal est difficile.
=> Ce risque s’est atténué uniquement pour les
pays du noyau dur.
Risque
croissant
et
modéré

Le risque croissant a eu un impact sur les émissions,
notamment espagnoles et italiennes … mais la contagion est
jusqu’ici limitée… L’aversion au risque a provoqué une
nouvelle baisse des taux allemands et de nouveaux
planchers : en deçà de 0,10 % pour les rendements à 2 ans et
en dessous de 1,65 % pour les rendements à 10 ans
=> Ce risque vient de réapparaître… même s’il n’est pas aussi
prononcé que l’an dernier

Risque
stable et
modéré
Risque nº3 :
Mesures pour
aborder la
crise et la
contagion de
façon plus
large
Quatre réalisations : traitement de la Grèce
comme un cas spécifique, sans contagion,
découplages dette souveraine et Grèce, dette
souveraine en difficulté et banques, actifs risqués
et dette souveraine en difficulté.
FESF et MES : expansion de leur force de frappe
=> La reprise actuelle devrait être interrompue du
fait de la survenance de risques : élections en
Grèce et en France, Portugal et Espagne (les
maillons faibles) et notations des banques.
=> Éviter le Portugal (maillon faible) et la Grèce
(ratio risque-rendement peu attrayant, élections
législatives), risque croissant concernant
l’Espagne, préférer l’Italie à la France.
Risque
croissant
et
modéré
Le FMI a accru sa force de frappe les 20 et 22 avril (réunion
du FMI).
=> La remontée enregistrée au premier trimestre a été
interrompue en raison de la matérialisation de risques
majeurs, notamment les élections en France, la situation en
Espagne (le maillon faible) et des tensions concernant les
banques. Les actions ont souffert en baisse, l’Europe signant
une sous-performance (tandis que l’Allemagne surperforme les
autres pays de l’UEM). Hausse des spreads de crédit…
=> Éviter le Portugal (maillon faible) et la Grèce (ratio risquerendement
peu attrayant, élections législatives), risque
croissant concernant l’Espagne, préférer l’Italie à la France.
Risque
stable et
modéré
Risque nº4 :
Risques
politiques
Élections législatives en Grèce
Élections en France : une élection à quatre tours
– Élections présidentielles les 22 avril et 6 mai
– Élections législatives les 10 et 17 juin
Risque
croissant
et
modéré
La France représente actuellement le principal facteur de
risque politique : marge de manoeuvre du prochain président,
réformes structurelles, axe franco-allemand ?
– Quels sont les gagnants et les perdants potentiels
(consommateurs vs. entreprises, secteurs, etc.) ?
Risque
stable et
modéré
Risque nº5 :
Espagne
Le risque concernant l’Espagne est un risque
spécifique : dette, déficits, banques … sont les
sujets de tension et de stress sur l’Espagne.
Risque
croissant
et
modéré
L’exposition des banques au secteur immobilier est une
préoccupation : 350 milliards d’euros, 25 % des prêts et 35 %
du PIB, dont 50 % à risque, et 50 milliards d’euros de
nouvelles provisions à venir. La récession accroît par ailleurs
les « non performing loans ».
Risque
croissant,
modéré à
élevé


TYPE DE PORTEFEUILLE STRATEGIES d’INVESTISSEMENT d’Amundi

PORTEFEUILLES

D’ACTIONS

· Rester en mode « vigilance »
· Rester sur les valeurs financières de qualité (réduction du risque de faillite)
· Augmentation récente du risque concentré notamment dans les actions européennes et émergentes
· Conserver la surpondération Etats-Unis

PORTEFEUILLES

OBLIGATAIR

· Rester en mode « vigilance »
· Conserver l’exposition aux dettes seniors des banques européennes (rester très sélectif), et plutôt sur les
parties court terme
· Préférer l’Italie à l’Espagne … et à la France
· Conserver le risque sur les obligations corporates. Il y a sans aucun doute de la valeur à extraire, mais forte
sélectivité hautement recommandée

PORTEFEUILLES

DIVERSIFIES

· Maintien des surpondérations sur Actions Emergentes et US
· Maintien des surpondérations sur Crédit Européen, High Yield Européen et US
· Maintien des investissements « diversifiants » : Volatilité, convertibles…
· Conserver l’exposition aux dettes seniors des banques européennes (rester très sélectif)
· Conserver la faible exposition sur les monétaires

Achevé de rédiger le mercredi 4 mai 2012


 

Disclaimer

Directeur de la publication : Pascal Blanqué

Rédacteur en chef : Philippe Ithurbide

Cette publication ne peut être reproduite, en totalité ou en partie, ou communiquée à des tiers sans notre autorisation. Édité par Amundi – Société anonyme au capital de 578 002 350 euros – Siège social : 90, boulevard Pasteur, 75015 Paris – Société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF n°GP 04000036 – 437 574 452 RCS Paris.

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Il Cs Eonia Total Return Index riflette il rendimento di un deposito che giornalmente si valorizza al tasso Eonia (Euro Over Night Index Average), un tasso calcolato come media ponderata di tutte le operazioni di prestito « dalla sera alla mattina seguente » (overnight) non garantite sul mercato interbancario da un pool di 57 primarie banche europee, determinato dalla Bce.

Il Cs Fed Funds Total Return Index riflette il rendimento di un deposito che giornalmente si valorizza al federal funds effective rate, un tasso calcolato e diffuso dalla Federal Reserve Bank of New York, che rappresenta la media ponderata per montanti dei tassi effettivamente trattati sul mercato interbancario dei fed funds per depositi overnight.

Il Cs Global Alternative Energy Index misura l’andamento di 30 grandi aziende che operano a livello globale nei seguenti settori dell’energia alternativa: gas naturale, energia eolica, solare, bioenergia/biomasse, energia geotermale/idroelettrica, celle a combustibile/batterie.

L’Msci World Index è un indice a capitalizzazione di mercato aggiustata per il flottante, composto da circa 1.700 titoli di mercati globali sviluppati: le tre principali aree geografiche sono Stati Uniti (50%), Europa (34%) e Giappone (10%).

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