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SPDR Strategy Espresso: Actions : à la recherche de nouvelles opportunités

SPDR : Avec la levée d’une large part des incertitudes qui pesaient jusque lors sur l’environnement de marchés (issue des élections américaines, nouvelles positives sur l’arrivée d’un vaccin contre le COVID-19)…

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SPDR / Strategy Espresso


les actions ont récemment connu un beau rallye.

Cela crée ainsi des perspectives plus favorables. À la suite de ces développements, les investisseurs pourraient vouloir explorer des domaines sous-pondérés qui sont restés un peu l’écart de l’attention générale cette année, ou ceux qui pourraient connaître une croissance supérieure à la moyenne l’année prochaine, à l’instar des Mid Caps, de l’Asie émergente et des stratégies ESG en Europe.

Les marchés Actions n’aiment pas l’incertitude, c’est un fait avéré. Ainsi, si l’on supprime deux des plus grandes incertitudes du moment (le résultat de l’élection présidentielle américaine et la capacité à trouver un vaccin efficace contre le COVID-19), il n’est guère surprenant que les actions aient rebondi dans le monde entier et que ce mouvement se soit accompagné d’un fort recul de la volatilité du VIX (en baisse de 40 % depuis fin octobre).

Il reste bien sûr des questions sans réponse : qui contrôlera le Sénat outre-Atlantique ? quand (et comment) un vaccin contre le COVID-19 sera-t-il enfin disponible ? quelles seront les modalités du Brexit une fois un accord enfin trouvé ? Mais il s’est passé suffisamment de choses au cours de la semaine dernière pour réamorcer une véritable réflexion des investisseurs sur les inflexions à apporter dans leurs portefeuilles et les inciter à passer en revue différentes idées d’investissement.

Nous ne pensons pas que les conditions préalables à une reprise durable soient réunies, en partie puisque, de notre point de vue, les anticipations d’inflation ne vont pas beaucoup augmenter à court terme. Néanmoins, nous pensons que les investisseurs commenceront à réfléchir aux segments sur lesquels ils pourront redéployer des liquidités ou prendre leurs bénéfices (comme dans certains secteurs Growth) afin de renforcer les positions jusque lors sous-pondérées et d’augmenter leurs expositions cycliques.

Nous avons vu certains de ces mouvements à l’oeuvre dès la semaine dernière.

Au niveau des performances :
• la rotation des secteurs a favorisé les secteurs cycliques, l’énergie et les valeurs financières en particulier, par rapport aux secteurs défensifs et technologiques ;
• le High Beta et la Value ont surperformé les stratégies Low Vol et Momentum ;
• l’Europe (incluant le Royaume-Uni) a affiché de plus fortes hausses que le marché outre-Atlantique.

Au niveau des flux :
• Les flux vers les actions « régionales », en particulier européennes, ont été significatifs.
• Au sein des titres obligataires, les investisseurs ont favorisé les obligations corporate et High Yield, tant en Europe que dans les marchés émergents .

Dans ce contexte, nous avons identifié trois pistes d’investissement pour les mois à venir : les Mid Caps, l’Asie émergente et l’ESG en Europe.

Se concentrer sur les Mid Cap

Les Mid Caps américaines ont sous-performé le S&P 500 cette année, à cause de la première vague de COVID-19 puis lors de la reprise qui s’en est suivi, puisque les valeurs technologiques captaient une grande partie de l’attention des marchés. Toutefois, cette tendance a récemment commencé à s’inverser.

Les raisons pour lesquelles nous pensons que les Mid Caps (en particulier le S&P 400) vont de nouveau être examinées par les investisseurs sont les suivantes :

1. Leur niveau élevé d’exposition au marché intérieur américain : si la probabilité d’un grand plan de relance budgétaire s’éloigne de jour en jour outre-Atlantique en l’absence de vague bleue démocrate, ou qu’il puisse être mis en oeuvre mais dans sa version la plus « allégée » du fait d’un Congrès divisé, la perspective de la disponibilité prochaine d’un vaccin contre le COVID-19 devrait encourager le retour à une activité qui a été confinée pendant des mois. Cette dynamique sera soutenue par l’amélioration des chiffres de l’emploi et de l’indice de confiance des consommateurs.

2. Un rebond des cycliques : le secteur prédominant dans le S&P 400 (celui de l’industrie) représentant 18 % de sa capitalisation boursière, rassemble fabricants de machines, fournisseurs d’équipements électriques et transporteurs. Ces trois secteurs sont bien positionnés pour repartir.

3. Moins de valeurs technologiques – même si nous apprécions les perspectives de croissance structurelle du secteur, beaucoup de grands acteurs pourraient se retrouver dans une position inconfortable sous la mandature de Biden et devenir plus vulnérables aux prises de bénéfices. La pondération de la technologie dans le S&P 400 (16 % de la capitalisation boursière) est presque de moitié inférieure de celle du S&P 500. Dans cet indice S&P 400, l’absence des FAANG est l’élément décisif : s’ils sont épargnés par des mesures américaines à leur encontre en l’absence de vague bleue démocrate, ils risquent sous peu de faire l’objet d’une action anticoncurrentielle émanant des organismes internationaux.

4. Le juste milieu (sweet spot) : la théorie du cycle de vie des entreprises suggère que les petites entreprises sont plus agiles et accèdent plus rapidement à de meilleures perspectives de croissance des bénéfices (bien que les plus récentes et les plus petites d’entre elles puissent être aussi plus vulnérables aux aléas de l’activité globale). Cela nous ramène là aussi aux valeurs Mid Caps, probablement les mieux placées pour tirer parti de la croissance, sans surcroît de volatilité. Les rendements corrigés du risque de la classe d’actifs semblent bien le confirmer sur ces 25 dernières années.

5. Des prévisions de rendement plus élevées pour la classe d’actifs à long terme : selon nos anticipations, l’indice S&P Mid Cap 400 devraient continuer de surperformer son homologue sur les grandes capitalisations à long terme, en contrepartie d’une plus grande volatilité toutefois.

De belles perspectives pour l’Asie

Nous avons constaté des entrées importantes sur les ETFs Asie émergente, encouragées par des perspectives beaucoup plus prometteuses pour la zone et par un retour de l’appétit pour le risque côté investisseurs. Malgré des bénéfices déjà significatifs sur les actions de la région depuis le début de l’année, leur P/E reste raisonnable (15) 4.

Parmi les autres facteurs porteurs pour la zone, on peut citer :

1. L’élection de Biden: l’arrivée au pouvoir d’un Président réputé “plus modéré” que son prédécesseur, devrait permettre de réduire l’incertitude autour du commerce international, avec l’espoir que les États-Unis puissent se joindre à nouveau à l’accord de Partenariat Transpacifique (CPTPP).

2. La puissance de la Chine : quasiment passés inaperçu, les chiffres de la croissance chinoise sont impressionnants au 3e trimestre 2020 avec un PIB en hausse de 4,9 % face à un monde en récession dans sa quasi-intégralité. La Chine représente ainsi à elle seule 48 % de l’indice MSCI Emerging Asia.

3. L’affaiblissement du dollar US : l’évolution de la monnaie au cours de ces six derniers mois profite aux pays qui assurent le service de la dette à des niveaux élevés sur les prêts étrangers.

4. Une dynamique de croissance de long terme : selon les anticipations de State Street Global Advisors, les rendements des marchés boursiers des pays émergents d’Asie seront supérieurs à ceux des autres grandes régions de marchés émergents (Amérique latine et Europe) pour l’année à venir et pour les trois à cinq ans prochaines années, grâce à la forte expansion économique de Taïwan et de la Corée, ainsi que de la Chine.

5. La volonté d’ajuster des positions jusque lors sous-pondérées : les investisseurs institutionnels sous-pondèrent considérablement l’Asie émergente dans leurs portefeuilles. Des perspectives plus porteuses sur la zone pourraient les inciter à s’exposer plus largement à cette région du monde.

La poursuite de la révolution ESG en Europe

L’année a été bonne pour les investissements ESG en Europe, tant en termes de flux, de performance relative par rapport aux indices de référence standard, que de lancements de nouveaux fonds.
Nous pensons que l’intérêt pour les actions européennes intégrant une approche ESG pourrait nourri dans les mois qui viennent par :

1. Des nouvelles d’un vaccin efficace contre le COVID-19 : cela pourrait avoir un impact plus important en Europe, puisque le Vieux Continent semble avoir payé un plus lourd tribut à la pandémie que d’autres régions du monde. Une reprise de l’activité économique devrait encourager les investisseurs à aller chercher des sources de performances au-delà de la « sécurité relative » offerte par le marché outre-Atlantique.

2. L’arrivée de Biden à la présidence américaine : les propositions de Biden sur le volet des énergies propres sont d’envergure. Même s’il lui faudra probablement réduire la voilure face à un Sénat qui ne lui est pas acquis, nombre de mesures devraient toutefois passer en faveur des énergies renouvelables. Ses propositions sociales (poursuite de l’augmentation du salaire minimum, protection des consommateurs et assurance maladie) n’ont pas eu le même écho, mais des progrès dans ces domaines pourraient sensibiliser aux enjeux ESG bien au-delà des frontières américaines.

3. Des progrès significatifs dans la législation européenne en faveur de l’ESG : malgré les perturbations et rebondissements liés à la pandémie, la Commission européenne a continué d’élaborer son « Green Deal », en y introduisant notamment la taxonomie ESG et des benchmarks climatiques, et à préparer de nouvelles réglementations en matière de reportings pour le début de l’année prochaine. Bien que la prise en compte des critères ESG en matière d’investissements ne soit pas encore obligatoire, il devient de plus en plus difficile de les ignorer.

4. La performance des fonds ESG : ces fonds pourraient continuer à bénéficier du contexte actuel, peu porteur pour le secteur de l’énergie. En effet, un rapport récent de l’Agence internationale de l’énergie a souligné l’impact de la pandémie de COVID-19 et de ses corollaires sur la demande de l’année dernière, et l’incertitude qu’elle fait peser sur la demande future. Ainsi, même si nous avons assisté ces derniers jours à une remontée des prix des actions pétrolières et gazières, cela ne devrait, selon nous, pas durer dans le temps.

5. Des niveaux de valorisations relativement attractifs : l’Europe offre un confort relatif sur le ratio prix/bénéfices et sur les niveaux de dividendes par rapport aux États-Unis.

Comment jouer ces thèmes ?

SPDR offre une gamme d’ETFs permettant aux investisseurs de se positionner sur les thèmes détaillés ci-dessus.

ETF SPDR S&P 400 U.S. Mid Cap UCITS (SPY4)

ETF SPDR STOXX Europe 600 ESG Screened UCITS (ZPDX)

ETF SPDR MSCI EM Asia UCITS (EMAD)

Source: ETFWorld.fr

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