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SPDR Strategy Espresso:  La crise COVID-19 et l’ESG

SPDR :  La crise liée au COVID-19 met plus que jamais en lumière l’importance de l’ESG

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SPDR / Strategy Espresso


Début 2020, l’optimisme était élevé sur le front ESG.

Nous attendions avec impatience la concrétisation de l’accord de Paris, les avancées du Green Deal européen (ce que Ursula van der Layden, la Présidente de la Commission européenne, considère comme l’équivalent du « premier pas de l’Homme sur la Lune » de l’Europe), le lancement d’un système de classification des activités économiques durables de l’UE ou « taxonomie verte », et l’introduction de nouveaux benchmarks climatiques. Alors que certaines actions ont été retardées par nécessité, par exemple le report de la COP26 à Glasgow, l’engagement ESG est resté la priorité de nombreux investisseurs pendant la crise COVID-19.

Au premier trimestre, les ETFs ESG domiciliés en Europe ont enregistré des entrées nettes de 6,8 milliards de dollars, ce qui porte l’actif total à 35,3 milliards de dollars.

Fait remarquable : les entrées sur la classe d’actifs sont restées constantes au cours des derniers mois, même si les flux vers les ETFs d’actions sont passés en négatif en mars. Le solde positif sur ces ETFs ESG s’appuie sur des flux records de l’année écoulée précédente, comme le montre le graphique.

De toute évidence, dans l’absolu, les investissements ESG ne sont pas encore « mainstream » : cela vient soutenir la dynamique actuellement observée. Les investisseurs sont toujours en « transition » vers l’ESG. Ils intègrent progressivement les critères de durabilité à la construction de leurs portefeuilles et en matière de gestion des risques, abandonnant au fur et à mesure les investissements présentant un risque élevé à long terme et achetant dans la gamme d’ETFs ESG qui s’étoffe depuis quelques années. Jusqu’à présent, la crise économique et sanitaire entourant la pandémie de COVID-19 a renforcé cette tendance, faisant taire les critiques de la première heure qui pensaient que l’ESG ne survivrait pas aux difficultés actuellement rencontrées sur les marchés.

L’ESG est une démarche d’investissement toujours aussi pertinente . Pourquoi ?

Du fait de la surperformance des indices ESG : la performance des fonds ESG par rapport aux fonds traditionnels fait depuis longtemps débat, notamment lors des mouvements de sell-off. Peu d’occasions ont permis de solder définitivement ce débat ces dernières années, puisque l’essor des investissements ESG s’est amorcé il y a relativement peu et dans un contexte de marché « pacifié ».

Jusqu’à aujourd’hui, sur fond de pandémie de COVID-19. Les indices ESG les plus en vue des principaux fournisseurs, notamment MSCI, S&P et STOXX, ont surpassé leurs indices parents (indices sous-jacents gérés sans intégrer de critères ESG) jusqu’à présent cette année. Cela a été mis en évidence par une étude de Morningstar, qui a révélé que les indices d’actions durables et ESG surclassaient les indices conventionnels dans les catégories Global, Europe et US Large Cap. Les raisons de cette surperformance relative dépendent de la méthodologie de chaque indice mais pourraient être résultat de l’exclusion de certaines sociétés aérospatiales, d’une moindre exposition au secteur de l’énergie ou de la surpondération d’entreprises reposant sur des critères de qualité à l’instar de bilans plus solides, qui se classent souvent au premier rang des critères ESG.

Parce que l’accent renouvelé sur le « S » de l’ESG est plus que jamais une réalité : la partie sociale/sociétale de l’analyse ESG a souvent été perçue comme plutôt vague et moins significative que d’autres facteurs. Cependant, les considérations sociales/sociétales prennent toute leur importance dans la crise que nous traversions, avec la mise en lumière de facteurs tels que l’accès aux soins de santé dans son acception large (y compris sur le volet de la tarification des médicaments), aux services financiers, aux services publics, à l’éducation et aux télécommunications. La capacité d’une entreprise à créer et à maintenir un environnement de travail sûr et sain est également une priorité.

Parce que l’engagement des gestionnaires d’actifs est essentiel : chez State Street Global Advisors, dans notre rôle d’investisseur et d’actionnaires, nous encourageons, par notre politique de vote, les entreprises à s’abstenir de prendre des risques indus qui leur sont bénéfiques à court terme mais nuisent à la stabilité financière à plus long terme et à la durabilité du modèle économique. La communication fait toujours partie de nos priorités dans la gestion des entreprises dans lesquelles nous investissons.

Désormais, à l’instar d’autres actionnaires, nous attendons des entreprises dans lesquelles ils sont investis une véritable communication sur l’impact potentiel à court et à moyen terme de la pandémie de COVID-19 sur leur activité, l’ensemble de ses opérations et chaînes d’approvisionnement, et la manière dont les équipes dirigeantes se préparent à la suite en matière de planification et d’analyse des différents scénarios envisageables pour leur activités. Nous voulons également savoir comment cette crise pourrait affecter ou influencer l’approche de l’entreprise à l’égard de la prise en compte des enjeux ESG dans le cadre de sa stratégie commerciale à long terme.

Parce que parfois, « faire simple » est la meilleure des options : la gestion d’actifs joue un rôle pivot dans le système financier, étant donné l’ampleur des portefeuilles qu’elle gère, le nombre de ses interactions avec les entreprises et, de facto, le pouvoir de « façonner » la politique gouvernementale en tant que secteur économique clé. State Street Global Advisors utilise son droit de vote dans des activités de stewardship de grande envergure, et a élaboré un grand nombre de solutions ESG mise à disposition des investisseurs.

Pour les investisseurs qui souhaitent investir pour la première fois dans une stratégie ESG, pour montrer leur engagement dans cette révolution, SPDR propose une approche simple.

Nous avons deux ETFs offrant une large exposition aux indices clés, S&P 500 et STOXX 600, et qui intègrent les exclusions les plus courantes dans le respect des critères ESG. Ces ETFs sont gérés suivant une méthodologie transparente et proposent un dispositif de « fast exit » afin de réagir rapidement et pouvoir sortir d’une entreprise exposée aux risques de controverses sur l’un des volets ESG.

Les critères d’exclusion les plus courants en matière d’ESG visent à éliminer l’exposition aux entreprises en lien direct ou indirect avec les armes et armes à feu civiles controversées, avec la production de tabac ou de charbon thermique, ainsi qu’aux entreprises qui ne respectent pas les dix principes du Pacte mondial des Nations Unies. L’objectif est d’exclure certains risques ESG majeurs sans trop s’écarter du marché « traditionnel ».

Cette méthodologie présente une tracking error faible et des caractéristiques de performance similaires aux indices parents. Malgré la relative simplicité de ces indices d’exclusion ESG, ils ont même surperformé leurs indices parents depuis le début de l’année.

Source: ETFWorld.fr

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