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SPDR Strategy Espresso:  La Fed et les ETFs crédit

SPDR :  La semaine dernière, la Réserve fédérale américaine (Fed) a commencé à acheter des ETF d’obligations d’entreprises américaines..

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SPDR / Strategy Espresso


À l’heure actuelle, il y a peu de visibilité sur ce qui a été acheté ou, en fait, sur ce qui figure même sur la liste des achats potentiels.

La Fed est restée volontairement vague, suggérant que son mécanisme de facilité de crédit aux entreprises sur le marché secondaire (SMCCF -Secondary Market Corporate Credit Facility) « peut acheter des ETF cotés en bourse aux États-Unis dont l’objectif d’investissement est de fournir une large exposition au marché des obligations d’entreprises américaines ». Sa note indique ensuite que la majorité des avoirs seront détenus dans des ETF de qualité investment grade (IG), le reste relevant du high yield.

Il est rationnel de supposer que la Fed suivra des directives similaires à celles émises pour les achats d’obligations d’entreprises, à savoir qu’elle n’achètera des obligations que jusqu’à 5 ans. Par conséquent, nous continuons à considérer la partie courte de la courbe de crédit investment grade comme le « fenêtre d’achat idéal » (sweet spot) pour les investisseurs, à la fois parce que les achats de la Fed offrent une protection et parce que le risque de duration est faible.

L’augmentation des rendements affichée par l’indice Bloomberg Barclays 0-3 Year US Corporate Index par rapport aux obligations d’État est significative et s’établit à environ 150 points de base. Le président de la Fed, M. Powell, ayant laissé entendre qu’il n’était pas très enclin à laisser les taux directeurs en territoire négatif, il sera cependant difficile pour les obligations d’État d’afficher des rendements fortement positifs. En tant que telle, une stratégie consistant à traquer les rendements plus élevés des entreprises est donc parfaitement logique aujourd’hui.

Jusqu’à cinq ans et au-delà !

Il y a également lieu d’être constructif sur les obligations investment grade au-delà de 5 ans, à notre avis pour plusieurs raisons :

La Fed reconnaît qu’il n’est pas toujours possible de suivre la même voie restrictive que celle du crédit dans les achats d’obligations IG. Lors de l’achat d’ETF, « dans certains cas, les ETF peuvent inclure des obligations sous-jacentes dont l’échéance résiduelle est supérieure à 5 ans au moment de l’achat ».

Un défi plus sérieux pourrait être de trouver une valeur suffisante pour les ETF de duration courte. Le montant des achats pourrait être substantiel, la taille combinée des CCF des marchés primaire et secondaire (facilités de crédit) pouvant atteindre 750 milliards de dollars une fois l’effet de levier pris en compte. Dans le même temps, la Fed s’est limitée à acheter jusqu’à un ratio d’emprise de 20 % par ETF. La valeur totale des ETF d’entreprises cotées aux États-Unis est de 153 milliards de dollars, ce qui implique un potentiel d’achat d’un peu plus de 30 milliards de dollars, mais dont la proportion d’achat final sera encore plus faible une fois appliqués les critères de maturité des titres convenant à la Fed. Ainsi, il apparaît difficile de se concentrer sur les achats d’ETF de maturité courte seuls. La fenêtre d’achat n’étant ouverte que jusqu’au 30 septembre 2020, cela pourrait finalement pousser la Fed à acheter sur certains des indices plus larges.

Les investisseurs à la recherche de rendement sont susceptibles de s’étendre tout au long de la courbe. En effet, cette dernière est plus pentue que celle des bons du Trésor (figure 1), les spreads étant nettement plus importants à l’extrémité longue de la courbe.

Figure 1

21-05--20 SPDR

La pentification des courbes

Une grande partie de la pentification est liée au fait que la Fed n’est pas censée acheter des obligations à long terme.

Le marché a bien réagi au plan de la Fed : l’indice Bloomberg Barclays 0-3 ans affiche une meilleure depuis le début de l’année, tandis que l’indice 10 ans et plus est le seul à être en territoire négatif.
Cette contre-performance a créé une certaine « valeur » sur le long terme.

Avec un yield to worst de plus de 3,60 %, l’indice Bloomberg Barclays 10+ Year US Corporate Bond Index affiche des rendements qui se rapprochent de ceux observés sur les fonds de dette des marchés émergents.

L’écart entre le yield to worts de l’indice 10+ Year et de l’indice Bloomberg Barclays 1-10 Year US Corporate Bond est proche de ses plus hauts niveaux observés depuis la fin 2017. Cette pente de la courbe de crédit peut ainsi attirer des acheteurs qui cherchent à réduire leur exposition directe aux actifs à risque comme les actions, les titres à haut rendement et les marchés émergents.

Source: ETFWorld.fr

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