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SPDR Strategy Espresso: Les obligations haut rendement

SPDR : Les obligations haut rendement : protection par le portage..

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Les marchés ont connu un rebond important depuis mars, mais la crainte d’un « retour à la normale » un peu trop rapide subsiste. La confiance des investisseurs n’est pas pleinement restaurée car des inquiétudes demeurent, en particulier celle d’une possible résurgence du COVID-19. Tant qu’il s’agira de lutter contre la maladie au niveau « local » seulement, lesentiment dominant devrait toutefois être que la pandémie reste sous contrôle.

Les données économiques devraient également rester une source de nouvelles positives. La remise en œuvre d’un confinement total semble pour l’instant peu probable, ce qui signifie que les indicateurs pourraient rester bien au-dessus des plus bas visités en avril. Les mesures massives de relance monétaire et budgétaire qui ont été prises par les banques centrales et les gouvernements devraient permettre à la reprise de se poursuivre. L’économie a réagi fortement à ce type de relances en 2009 et 2010, malgré un secteur bancaire très affaibli. La poursuite du rebond économique devrait suffire à stabiliser les actifs à risque.

Graphique : une augmentation substantielle du High Yield

01-07-20 SPDR ETF

Source: State Street Global Advisors, Bloomberg Finance L.P., au 24 juin 2020

Pourquoi investir dans le secteur des obligations High Yield ?

L’environnement actuel pousse les investisseurs obligataires à s’interroger sur la meilleure manière de trouver du rendement.

En effet, s’en tenir à des allocations majoritairement positionnées sur du cash ou des obligations d’État signifie accepter des rendements faibles. Notre stratégie consistant à privilégier les obligations d’entreprises de qualité (IG corporate bonds) a donné de bons résultats, l’indice Bloomberg Barclays Euro Aggregate Corporate Total Return a affiché plus de 1,8 % de rendement (au 24 juin 2020) depuis que nous avons rédigé notre Strategy Espresso consacré à ce sujet  » La BCE : rendre à César ce qui est à César » le 4 mai 2020.

Cependant, les écarts de rendement des obligations d’État se sont comprimés et, bien qu’ils soient toujours plus élevés de 40 points de base qu’avant la crise, cela semble être une prime raisonnable compte tenu de l’environnement moins favorable aux entreprises. Cela représente toujours un différentiel d’environ 150 points de base par rapport aux obligations d’État. La stratégie consistant à récolter le portage reste donc une stratégie comme une autre, mais étant donné la faiblesse des rendements, les rendements totaux seront limités.

Un contexte économique plus stable signifie qu’il y a des raisons d’envisager des allocations High Yield :

  • Les spreads des obligations High Yield ajustés des options (OAS) sur l’indice Bloomberg Barclays Liquidity Screened Euro HY restent supérieurs d’environ 200 points de base par rapport aux niveaux d’avant la crise. Ils sont proches du niveau le plus important de 2018, alors que le marché s’inquiétait de l’impact des hausses de taux de la Fed sur les entreprises. Les niveaux d’entrée sont donc encore favorables pour ceux qui recherchent un segment obligataire ayant encore un certain potentiel
    de performance.
  • Le yield to worst de l’indice Bloomberg Barclays Liquidity Screened Euro HY est proche de 4,5 %. Il est supérieur à celui de la dette des marchés émergents et toutefois inférieur à celui de l’indice américain HY mais sans risque de change et avec un profil de meilleur qualité relative. Cela signifie que le portage est fortement positif et, avec une sensibilité aux taux d’intérêt à 3,7 ans, il faudrait que les rendements augmentent de plus de 100 points de base pour effacer les gains liés aux coupons payés sur une année.
  • Les résultats des entreprises seront difficiles à évaluer au cours du prochain trimestre, car le vrai coût du confinement se révèle progressivement. Toutefois, les banques centrales et les gouvernements ont mis en place des conditions favorables aux entreprises afin qu’elles puissent emprunter si besoin. Cela a conduit à des niveaux d’émission record qui devraient non seulement avoir contribué à améliorer  la capacité de survie de ces entreprises mais aussi à réduire le nombre de faillites au cours des six prochains mois.
  • Les niveaux d’émissions sont conséquents avec plus de 8 milliards d’euros de transactions lancées rien que la semaine dernière, selon Bloomberg. Les marchés ne semblent pas submergés par cette nouvelle offre, en partie parce que la BCE continue d’acheter du crédit IG, ce qui devrait in fine contribuer à alimenter les investissements sur le High Yield.
  • L’été est généralement une période où les émissions d’obligations nouvelles sont moins nombreuses avant de reprendre en septembre. La pression du côté de l’offre devrait donc s’atténuer. Les émissions massives sur le marché primaire ne sont pas une mauvaise chose en soi : elles créent également des opportunités car elles facilitent l’acquisition de titres à un prix inférieur à leur « juste valeur » (fair value),
    les émetteurs devant offrir des concessions au niveau des coupons pour attirer les investisseurs. Une compression technique estivale des spreads de crédit est ainsi potentiellement envisageable.
  • Un grand nombre de downgrades dans les notations d’entreprises est perçu comme un risque potentiel pour les performances du High Yield, car ces « Fallen Angels » (entreprises qui perdent leur notation IG) entrent ensuite dans le monde plus petit des indices High Yield. Cependant, un positionnement tactique des gérants de fonds peut en fait faire tourner cela à l’avantage d’un fonds. Découvrez notre brève analyse sur le sujet en consultant notre papier An Update on High Yield Bonds.

En résumé, le marché continuera probablement à s’inquiéter d’une résurgence du COVID-19, mais il est probable que le nadir de l’économie, au moins, est derrière nous.

Une grande partie des bonnes nouvelles a déjà été prise en compte par les marchés, ce qui signifie qu’un resserrement des spreads de crédit peut intervenir, mais qu’il sera probablement progressif.

Dans l’hypothèse d’un marché relativement stable, compte tenu du niveau élevé des rendements des coupons fournis par le High Yield, la classe d’actifs ne doit pas être négligée : elle peut constituer une source de rendement substantielle en portefeuille.

Les investisseurs peuvent jouer le thème des obligations High Yield détaillé ci-dessus via un ETF SPDR. : SPDR Bloomberg Barclays Euro High Yield Bond UCITS ETF (Dist)

Source: ETFWorld.fr

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