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SPDR Strategy Espresso: Secteur financier : par-delà les courbes des taux

SPDR : Le sentiment des investisseurs est changeant quand il s’agit du secteur des services financiers. ..

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SPDR / Strategy Espresso


Alors que les investisseurs dans les ETF sectoriels étaient clairement vendeurs sur le secteur le mois dernier, ils manifestent désormais un certain intérêt à son égard.

Jusqu’au milieu de l’été, le secteur avait en effet sous-performé l’indice S&P 500 en raison de la baisse des rendements obligataires et de l’aplatissement (puis de l’inversion) de la courbe des rendements du Trésor américain.

Pour les banques, le niveau et la pente de la courbe de rendement des obligations sont importants. Le secteur de la finance a en effet une forte sensibilité aux rendements obligataires et a toujours sous-performé face à la baisse des rendements.

Une courbe de rendement plate suscite de nouvelles inquiétudes chez les banques en raison de la pression exercée sur les marges d’intérêt nettes (qui représentent les deux tiers de leurs revenus), les sources de financement étant traditionnellement liées à la partie courte de la courbe de rendement et aux taux dégressifs des prêts.

Cependant, cette relation est devenue plus flexible et plus complexe ces dernières années, les banques ayant modifié leur structure de bilan, la composition de leurs prêts, leurs portefeuilles de titres et leurs sources de financement.

Le secteur bancaire compte pour l’essentiel de la performance du secteur, avec 19 sociétés cotées en bourse équivalant à 42% de sa capitalisation boursière, ainsi qu’un segment qui lui est étroitement associés (21%) et rassemble les banques d’investissement, les bourses et les services financiers.

Outre la sensibilité aux taux, les revenus sont influencés par l’assouplissement des conditions financières, le comportement des investisseurs, les rendements des portefeuilles, etc. L’assurance (qui représente 19 % du secteur) ajoute une dynamique différente en tenant compte des taux de prime de risque en plus de ces autres facteurs.

SPDR : Une histoire structurelle de long terme

Frappées par le risque de faillite il y a 10 ans lors de la crise financière mondiale, les banques ont dû se réinventer et ont subi d’importants changements en matière de restructuration et de capitalisation.

Une grande partie de ces changements a été dictée par la réglementation avec, pour résultat, une capitalisation beaucoup plus forte dans le bilan des banques, ce qui a facilité l’accélération des investissements productifs avec, à la clé, des avantages en matière de productivité et d’efficacité, des rachats d’actions à grande échelle et une consolidation rendue possible pour le secteur.

Il y a également un côté d’auto-conviction mais celui se traduit des chiffres de prévision intéressants tels une croissance des bénéfices estimée de 5 à 6 % par an au cours des deux prochaines années. Contrairement à la plupart des secteurs, le secteur financier a connu des révisions à la baisse relativement faibles au cours du dernier trimestre.

La récente amélioration du cours des actions a été alimentée par les attraits de valeur : aujourd’hui, le secteur se négocie à un cours/valeur comptable de 1,3X, un ratio cours/bénéfices (ou P/E) de 11,8 et un dividend yield de 2,5%.

Source: ETFWorld.fr

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