ETFWorld.fr

Strategies d’investissement d’Amundi: 18 décembre 2013

La BCE envoie des messages de plus en plus clairs….


Cross Asset Investment strategie –Amundi Asset Management Mensuel – 9 décembre 2013


Document à l’usage exclusif des clients professionnels, prestataires de services d’investissement et autres professionnels du secteur financier


PHILIPPE ITHURBIDE, Directeur Recherche, Stratégie et Analyse – Paris


Les risques d’atténuation des programmes d’achat d’actifs par la Fed s’intensifi ent.L’attentisme de la Fed n’était pas jusqu’ici très surprenant : conserver le QE pour consolider la croissance, plutôt que de l’interrompre rapidement afi n d’éviter les dangers de la surliquidité (risques de bulles) était légitime. Même si le retrait sera graduel, il est désormais proche.

La récente baisse des taux de la BCE est représentative des risques défl ationnistes perçus par la Banque Centrale. Il est loin le temps où les Européens faisaient de la baisse des taux d’infl ation (la « désinfl ation compétitive ») l’objectif central de leur politique monétaire. Le camp de ceux qui craignent la défl ation est désormais dominant au conseil de la BCE. Les problèmes actuels (atonie du crédit, impossibilité des banques périphériques de transmettre à l’économie le bas niveau des taux d’intérêt, progression du taux de rejet des crédits aux PME, faible investissement…) incitent à penser que la BCE mènera de nouvelles actions pour conforter la confi ance dans les banques et pour revitaliser le marché du crédit. Autant dire que si la question se pose de savoir quand le QE de la Fed va être atténué, en ce qui concerne la BCE, l’interrogation concerne davantage la nature des mesures à venir. Que peut-il se passer ?

• Rassurer sur la liquidité des banques des pays périphériques passe peut-être par un LTRO long terme. Il faudra éviter que cela se traduise exclusivement par des achats d’obligations gouvernementales : cela accentue le lien entre banques et souverains, ce que n’aiment ni la BCE, ni les marchés fi nanciers, et cela se fait au détriment des crédits à l’économie réelle.

• Revitaliser le crédit bancaire est vital. Dans le noyau dur, le taux de rejet des prêts aux entreprises ne progresse pas et les banques sont capables de répercuter à leurs clients entreprises le bas niveau des taux d’intérêt. Ce n’est pas le cas des périphériques. Un accès à la liquidité pour les banques ayant atteint un bon niveau de LCR (gage d’une capacité à faire des crédits) aurait du sens.

La BCE mènera de telles actions, et l’on pourra miser sur un peu plus de croissance.

Au total, le mois de novembre n’incite pas à changer radicalement l’allocation d’actifs, qui réserve une place de choix aux obligations d’entreprises, et aux actions de la zone euro. Bon choix, si l’on considère la très nette surperformance (par rapport à leurs homologues américaines) au cours des trois derniers mois.

Le rattrapage Europe – États-Unis est en cours, mais on notera quand même trois points qui incitent à faire une pause :

• Plus on est proche des débats – et des risques – sur le budget (janvier) et la dette (7 février) américaines, et plus on est proche d’un environnement de plus grande volatilité et de risques d’atténuation du QE, et donc de hausse des taux longs.

• La période actuelle n’est pas une période d’accélération de la croissance économique. Les signes de fl échissement – non dramatiques – sont visibles, ce qui n’autorise pas une augmentation des positions vers les actions.

• En termes de valorisation, ce qui était très attractif il y a 4 ou 6 mois l’est beaucoup moins. Nous conservons donc les grandes lignes de notre allocation d’actifs, mais avec une pincée de prudence en plus, ce qui se traduit par quelques prises de profi t sur la surpondération en actions, notamment européennes qui ont bien surperformé.

 

Portefeuilles d’actions

• Montée du risque à court terme (QE)

• Neutre à surpondéré en actions US et Japon

• Conserver la couverture de change sur les positions en actions japonaises

• Préférer les actions Zone euro

• Actions des pays émergents… rester sélectif, choix pays clivant…

• Sous-pondérer Turquie, Inde, Afrique du Sud, neutre Chine, surpondérer Brésil, Russie, Pérou, Thaïlande…

• Secteurs (pays avancés) : préférer les secteurs cycliques et les valeurs industrielles

• Rester sélectif sur les valeurs fi nancières avec biais positif (attente actions BCE)

• Rester long USD, short JPY et EUR

Portefeuilles obligataires

• Montée du risque à court terme (QE)

• Surpondération crédit et sous-pondération souverains

• Rester en dehors des pays à très faibles solvabilité et liquidité

• Réduire exposition sur la dette émergente (dette locale et dette « hard currencies »)

• Rester sélectif sur les valeurs fi nancières avec biais positif (attente actions BCE)

• Rester long USD, NOK, GBP, short JPY, EUR, AUD et NZD

• Devises émergentes ; sélectivité accrue (perspective réduction programme d’achats de la Fed)

Portefeuilles diversifies

• Montée du risque à court terme (QE)

• Neutre à surpondéré en actions US et Japon

• Prendre des profi ts sur exposition Zone euro; rester surpondéré (thématique cyclique / value)

• Rester couvert (en change) sur position Japon

• Rester sous-pondéré actions émergentes … retour sélectif envisageable … plus tard

• Rester long en crédit (HY et IG) et convertibles

• Rester sous-pondéré sur obligations Souveraines des pays du noyau dur zone euro

• Rester sous-pondéré en dette émergente … positions tactiques uniquement

• Rester long USD, short EUR (position plutôt moyen terme) et JPY

• Maintenir une exposition faible au cash


 Disclaimer

Directeur de la publication : Pascal Blanqué

Rédacteur en chef : Philippe Ithurbide

Cette publication ne peut être reproduite, en totalité ou en partie, ou communiquée à des tiers sans notre autorisation. Édité par Amundi – Société anonyme au capital de 578 002 350 euros – Siège social : 90, boulevard Pasteur, 75015 Paris – Société de gestion de portefeuille agréée par l’AMF n°GP 04000036 – 437 574 452 RCS Paris.

Les informations figurant dans cette publication ne visent pas à être distribuées ni utilisées par toute personne ou entité dans un pays ou une juridiction où cette distribution ou utilisation serait contraire aux dispositions légales ou réglementaires, ou qui imposerait à Amundi ou ses sociétés affiliées de se conformer aux obligations d’enregistrement de ces pays.

La totalité des produits ou services peut ne pas être enregistrée ou autorisée dans tous les pays ou disponible pour tous les clients. Les données et informations figurant dans cette publication sont fournies à titre d’information uniquement. Aucune information contenue dans cette publication ne constitue une offre ou une sollicitation par un membre quelconque du groupe Amundi de fournir un conseil ou un service d’investissement ou pour acheter ou vendre des instruments financiers. Les informations contenues dans cette publication sont basées sur des sources que nous considérons fiables, mais nous ne garantissons pas qu’elles soient exactes, complètes, valides ou à propos et ne doivent pas être considérées comme telles à quelque fin que ce soit.

 

Articles similaires

Swisscanto: Mai 2014 Politique de placement constante pour les actions et les obligations

1admin

Swisscanto: Avril 2014 Une légère surpondération des actions demeure justifiée

1admin

Swisscanto: Mars 2014 La croissance synchrone soutient les actions

1admin